Ce matin la fac de lettre était expulsé « afin que les examens puissent démarrer début mai ». Les cours de l’Universite de Sapin sont temporairement suspendus.

Rassemblement à 10h devant le commissariat de Nancy Lobau pour demander la libération des étudiant.e.s arrêt.e.s.

L’Assemblée Générale Des Luttes est maintenue. Devant le commissariat Lobau à confirmer.

 

Retour sur l’intervention policière du 25 Avril

L’université populaire du sapin Nancy II :
  • affirme son opposition à la fermeture administrative du Campus Lettres et Sciences Humaines et dénonce la violence utilisée par les CDI (équivalents départementaux des CRS) pour déloger les étudiant-e-s mobilisé-e-s.
  • dénonce l’arrestation injustifiée et orchestrée de deux de nos camarades.
  • affirme son soutien à notre camarade retenu 11h en garde à vue, contre qui une procédure a été engagée.
Avant l’intervention, le campus était occupé par des étudiant-e-s mobilisé-e-s depuis le 22 mars, accessible à tou-te-s, sans barricades. Des activités, conférences et ateliers, étaient organisées et ouvertes au grand public tous les jours.

La fermeture administrative, qu’est ce donc ?

Depuis ce matin le campus est inaccessible, gardé par des dizaines de vigiles et policiers. Plus personne ne pourra y rentrer sous peine d’être directement interpellé. Cela signifie aussi : la délocalisation du service de courrier, plus aucune activité sur le campus, incluant le CNRS. L’administration du campus revient au Préfet non plus au président.

L’intervention policière, comment était-ce ?

Une cinquantaine de CDI en armure (matraques, boucliers, bélier et gazeuses) et des membres de la BAC, obéissant aux ordres de notre cher président P. Mutzenhardt face à des étudiant-e-s mobilisé-e-s pacifiques. Dans cette volonté de rester uni-e-s et non violent-e-s, nous avons fait une chaîne humaine et nous avons chanté nos propres chansons. 2 à 4 CRS par personne, qui nous détachaient. Les étudiant-e-s ont été trainé-e-s au sol jusqu’à l’entrée de l’université où un contrôle d’identité a été effectué. Les étudiant-e-s ont été poussé-e-s, certain-e-s même soulevé-e-s de terre par leurs vêtements car ils n’avançaient pas assez vite au goût des policiers. Le président de l’université a remis en cause notre démarche pacifique, avec les sacs de pierres retrouvés sur le campus, nous soulignons simplement qu’aucun jet de pierre n’a été à déplorer.
« Personne n’a résisté sauf un bloqueur, qui aurait donné un coup de pied et proféré des injures. Il a été interpellé pour outrage et rébellion » déclare l’Est Républicain, qui n’était pas présent lors de l’intervention. La personne interpellée était pourtant totalement pacifique, elle est restée calme malgré la violence exercée sur elle : quatre CRS qui l’agrippent, la traînent puis la plaquent au sol.
Les étudiant-e-s de l’université populaire du sapin Nancy II.

Brochure sur CPE dans Infokiosques.info

Le CPE, une goutte d’eau dans un lac de rage
Quelques remarques sur la violence, l’illégalité et l’orientation des luttes sociales (Grenoble, avril 2006)

Texte issu du mouvement dit anti-CPE à Grenoble, posant quelques réflexions sur la violence comme moyen de se faire entendre, l’illégalité comme conséquence de la désobéissance et des médias et de l’orientation des luttes sociales. Lire sur Infokiosques

Un aperçu du mouvement anti-CPE à Alès
Entretien & discussion avec un lycéen

Longue discussion avec Grieg, un lycéen, quelques mois après le mouvement contre le CPE et son monde à Alès (Gard). Lire sur Infokiosques

Récit et impressions sur le mouvement dit « anti-CPE » à Montpellier
Printemps 2006

Cette brochure est un extrait d’un mémoire de sociologie rendu à la fin de l’année. Le mémoire dans son ensemble est un projet de thèse sur les imaginaires et pratiques radicaux aujourd’hui. Il devait contenir une espèce de chapitre de la future thèse. L’objectif de départ était de présenter et d’analyser le contenu des brochures que l’on trouve dans les infokiosques. Mais l’auteur étant totalement impliqué dans l’action, il n’a rien foutu… Lire sur Infokiosques

Remise des diplômes d’Agitateurs Professionnels

Remise des diplômes d'Agitateurs Professionnels

🍫Remise des diplômes d'#AgitateursProfessionnels🍫▶ Regardez l'événement satirique organisé aujourd'hui avec le Pap40 et l'Église de la Très Sainte Consommation devant le campus Moulins de l'Université de Lille #LilleIndomptee

Gepostet von Lille Indomptée am Dienstag, 17. April 2018

« Dans sa conception et son déroulement, le cours des 4 A trouvait son sens dans la volonté d’introduire des manières d’enseigner et d’apprendre l’anthropologie qui soient conformes à ce que l’anthropologie nous apprend des processus d’apprentissage et d’enseignement. Pendant longtemps, j’ai enseigné à l’université à différents niveaux d’étude. J’y ai enseigné qu’il était erroné de penser l’enseignement comme la transmission d’un corpus de savoir préconstitué, précédant son application particulière à des contextes pratiques. Au contraire, nous n’apprenons qu’en faisant, dans le geste même par lequel nous accomplissons les tâche ordinaires de l’existence. En ce sens, la contribution des professeurs ne consiste pas tant dans la communication de leur savoir sous la forme d’un système de concepts et de catégories préconstitué censé pouvoir ordonner la matière prétendument chaotique de notre expérience sensible, mais dans l’établissement des situations ou des contextes dans lesquels il devient possible pour chacun de découvrir par soi-même une bonne partie de ce que les enseignants savent déjà, mais aussi peut-être une bonne partie de ce qu’ils ne savent pas. D’un mot, il s’agit de progresser dans la connaissance comme l’objet d’une compréhension par la pratique plutôt que comme l’acquisition d’une culture. »

Tim Ingold, extrait de «Faire : anthropologie, archéologie, art et architecture», 2018

« Aucun blessé », « Une personne dans le coma », « Des dégradations très coûteuses »… Que s’est-il vraiment passé à Tolbiac ?

Retour sur les mensonges de la préfecture et de la présidence, mais aussi sur une communication parfois problématique de la part du mouvement (y compris sur Paris-luttes.info) suite à l’expulsion de Tolbiac.

Malgré l’évacuation de Tolbiac, le mouvement contre la sélection continue et même se renforce en d’autres endroits. Petit bilan critique de la grande confusion ayant cependant régnée les heures et les jours qui ont suivi la chute de ce bastion de la contestation. Lire sur Paris-Luttes